Une défaite pour l’Europe

N’abusons pas du mot « loi» dans un domaine qui est celui de la liberté, mais usons de ce terme commode quand nous nous trouvons devant de grands faits qui présentent une régularité suffisante : nous appellerons loi de dichotomie celle qui paraît provoquer la réalisation, par leur seule dissociation, de tendances qui n’étaient d’abord que des vues différentes prises sur une tendance simple.Il est donc donné dans une expérience, réelle ou possible.Et, en approfondissant cette insertion, n’allons-nous pas être amenés, sur un point tout au moins, à supposer entre les choses et notre esprit un accord préétabli, — hypothèse paresseuse, dont Kant avait raison de vouloir se passer ?Le mouvement est la réalité même, et ce que nous appelons immobilité est un certain état de choses identique ou analogue à ce qui se produit quand deux trains marchent avec la même vitesse, dans le même sens, sur deux voies parallèles : chacun des deux trains apparaît alors comme immobile aux voyageurs assis dans l’autre.De ce point de vue s’atténuent singulièrement les discordances dont la nature nous offre le spectacle.Tel est le mécanisme de la perception proprement dite, et tel est celui du rêve.Elle ou il n’aura que l’embarras du choix : des épicuriens aux moralistes de l’âge classique, de la marquise de Sévigné essayant de cicatriser une plaie avec la « poudre de sympathie » – un « remède tout divin » comparable aux « effets surprenants du tonnerre », vanté à l’époque par Sir Kenelm Digby – jusqu’aux ­fines analyses d’Adam Smith, en 1759, dans La Théorie des sentiments moraux.Ce n’est que pour s’être départi avec arrogance de ses doutes que l’homme a multiplié les actes lourds de conséquences.Laquelle accumulation d’or par la France devait être relativement bien digérée par l’économie mondiale jusqu’à la fin de l’année 1928 car la Réserve fédérale américaine s’était avérée assez accommodante dans le sens de laisser filer vers la France une partie des stocks mondiaux de métal jaune.On dira encore que ces images sont des souvenirs, qu’elles se sont imprimées dans ma mémoire.Tout de suite surgira le tableau des souffrances qui couvrent le domaine de la vie, depuis le plus bas degré de la conscience jusqu’à l’homme.A en croire les déclarations récentes de Jean-Thomas Trojani, la croissance est désormais la priorité.Simplement pour se débarrasser d’un adversaire gênant.Cette conception naïve renferme pourtant cette vérité que, si le pessimisme s’implantait assez avant dans le cœur humain, il pourrait en diminuer par degrés la vitalité et amener, non pas le coup de théâtre un peu burlesque dont parle M.

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