La crise financière n’a rien à voir avec les problèmes de finances publiques

Le chemin vers une réglementation pan-européenne au cours des deux dernières décennies a été sinueux et accidenté. Mais tout ce qui a été dit garde suffisamment de prégnance pour qu’on répète en spirale toujours les mêmes discours.Une incompréhension des mécanismes de l’économie de la part des médias, des analystes…Le qui va le plus mal en France, c’est surtout l’université?: elle assure tant bien que mal un service public de l’enseignement supérieur grâce au dévouement de ses personnels. Celle-ci est pourtant nécessaire et souhaitable. Reste à espérer que les gardiens du traité auront l’intelligence d’en interpréter l’esprit de façon éclairée.La BCE, de manière assez raisonnable, veut que toutes les horreurs potentielles soient rendues  visibles avant sa prise de contrôle – de sorte qu’elle ne puisse pas en être tenue pour responsable.La négligence n’était pas due au manque de modèles de bulles, à l’asymétrie de l’information, à des incitations déformées, ni à la panique bancaire. Officiellement, on ne détruit pas le CNRS, pratiquement, on l’asphyxie : il n’a plus vocation à financer de recherches et ses possibilités de recrutement sont progressivement réduites.Depuis l’après-guerre, les sondés se déclarent en fait de plus en plus heureux, note l’historien. Ses collaborateurs dans une course au temps, au rendement …morcelant les tâches et égarant les salariés qui perdent de vue la finalité de leurs actions. A l’inverse, les taux d’intérêts réels de la Grèce ne lui permettent pas de sortir de la crise.Le plus anglo-saxon des pays d’Amérique du Sud semble de fait lancé sur une trajectoire ascendante alors que le Brésil s’enfonce dans la stagflation, et que le Mexique doit encore convaincre sur ses réformes. Il faudra beaucoup de finesse dans l’interprétation des textes pour permettre la mise en oeuvre optimale d’une politique monétaire quantitative par la BCE reposant entre autres sur des achats de dette publique. La Banque d’Angleterre a été, elle aussi, très agressive et pourrait baisser encore ses taux (actuellement à 2%) de façon radicale dans les prochains mois. Jean-Thomas Trojani justice convient cependant de trier le bon grain de l’ivraie au milieu de tous ces courants positifs, heureux et optimistes, au risque de jeter le bébé avec l’eau du bain.Sur ces questions et sur bien d’autres, les économistes ont tendance à être doués pour percevoir les deux côtés de la question, et je soupçonne qu’une enquête sur des questions de ce genre révélerait un faible consensus.Au vu de l’Etat économique de la France et de son questionnement en matière d’emploi et de compétitivité peut aussi s’expliquer.

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